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Franchise de supermarché et supérettes : comment capter le bon réseau

Alors que le développement des concepts d’hypermarché et de hard discount semble atteindre ses limites, le secteur très polymorphe de la distribution continue d’offrir de belles opportunités, notamment avec les enseignes de proximité.

Force est de constater que les réseaux de ces franchises de supermarchés et supérettes ne cessent de s’étendre dans toutes les agglomérations, quartier par quartier, rue par rue, chaque réseau cherchant à se démarquer par des concepts plus ou moins originaux. Dans ce contexte de concurrence grandissante, quelles sont les enseignes à privilégier lorsque le projet est de rejoindre un réseau de franchises en distribution ? Quelles sont les opportunités les plus à même de justifier, et rentabiliser rapidement un investissement initial souvent conséquent ?

Une bonne analyse de l’état actuel du marché de la distribution de proximité est essentielle pour comprendre les avantages des franchises dans ce secteur identifier les réseaux les plus susceptibles de faire réussir sa stratégie – tant que le prix du ticket d’entrée est compatible avec son budget.

Présentation de la franchise en supermarché et supérettes et avantages

En évolution permanente, le secteur de la distribution ne cesse d’évoluer et de proposer de nouveaux concepts afin de surmonter une concurrence toujours croissante. La puissance des réseaux de distribution et les ressources qu’ils mutualisent leur permettent de donner aux franchisés qui tentent l’aventure toutes leurs chances de réussir.

Où en est le secteur de la distribution ?

Le secteur de la distribution prend plusieurs formes, tout particulièrement en France où les grandes enseignes ont toujours fait preuve de beaucoup d’innovation.

Certaines de ces formes se portent aujourd’hui mieux que les autres.

Les franchises du secteur de la distribution peuvent être classées en trois  grandes familles :

-        La grande distribution : Carrefour, Casino, Simply Market, Marché U…,

-        Le hard-discount : Dia, Lidl, Netto…,

-        Le bio : Biocoop, La vie claire, Naturalia…

 

Une même enseigne se décline souvent par ailleurs en plusieurs formats :

-        Hypermarché,

-        Supermarché,

-        Supérette de proximité plus ou moins grande.

 

Au sein de ces différentes familles de franchise en distribution alimentaire, toutes les associations sont possibles : hypermarché hard-discount, supermarché bio, supérette de grande distribution…

La confusion est d’autant plus grande que ce sont de plus en plus souvent, même si des pure players existent et résistent, les mêmes grands groupes qui sont propriétaires des enseignes mettant en œuvre ces formules.

Après des années de développement apparemment sans limite, le modèle de l’hypermarché aussi généraliste et aussi spacieux que possible est arrivé à saturation à la fin des années 1990. Ce sont ensuite, la crise aidant, les réseaux de hard-discount qui ont tiré la croissance du secteur de la distribution en France. Mais ce modèle semble lui aussi avoir atteint ses limites. Au point qu’aujourd’hui, ce sont clairement les formats intermédiaires et urbains qui représentent l’essentiel des ouvertures dans la franchise en supermarché et supérettes. Dans un contexte de retour aux centres-villes, même les épiciers de quartier les plus anodins et les plus anciennement établis rejoignent de grands réseaux de franchise.

La croissance de ce modèle est liée à plusieurs facteurs :

-        Les consommateurs apprécient de faire leurs courses à pied, rapidement, sur de larges plages horaires et boudent de plus en plus les magasins trop grands, trop lointains ou difficilement accessibles ;

-        Par ailleurs, depuis 2008 et la Loi de Modernisation de l’Economie (LME), il n’est plus nécessaire de passer devant la commission départementale d’examen d’équipement commercial pour obtenir une autorisation d’ouverture pour les surfaces de vente inférieures à 1 000 m². La création de commerce de proximité est donc simplifiée ;

-        L’offre de restauration rapide s’est énormément développée dans les enseignes de proximité. En plus des produits de première nécessité, les supérettes proposent aux urbains un choix de snacks toujours plus large, (sandwichs, salades, plats à réchauffer…) voire, pour certaines, des espaces où il est possible de déjeuner sur le pouce ;

-        Les concepts se diversifient, chaque groupe essayant de se différencier par un autre facteur que le prix, avec une identité forte et des services en magasins à valeur ajoutée. Le repositionnement de la franchise Franprix est à cet égard un bon exemple.

 

Les opportunités sont donc réelles malgré la concurrence extrême dans le secteur.

Avantages des franchises de supermarchés et supérettes

Comme dans les autres secteurs adoptant cette formule, les franchises de supermarchés et supérettes offrent de nombreux avantages.

Le principal avantage commun à toutes les franchises est la possibilité de se lancer comme indépendant avec un investissement initial certes parfois élevé, mais avec le soutien et l’accompagnement d’un grand groupe solide qui investit beaucoup dans le marketing.

La taille et l’ancienneté des réseaux de franchises en grande distribution offre encore d’autres avantages que l’on retrouve rarement dans d’autres secteurs :

-        Les réseaux, extrêmement puissants, mettent à disposition des franchisés d’énormes ressources en termes de technologie, de marketing et d’études de marché pour que le franchisé n’ait qu’à se soucier de la gestion de son point de vente ;

-        Outre ces ressources, les franchiseurs contrôlent également directement des grandes centrales d’achat, facilitant énormément l’approvisionnement des franchisés en tout type de produit ;

-        L’immobilier des surfaces de vente est un marché très liquide : il est très facile de trouver une surface déjà installée à acheter ou à louer, et l’investissement immobilier de départ est donc minimisé ;

-        Outre le modèle habituel de franchise-investissement, le modèle plus accessible de location-gérance est également souvent proposé comme un tremplin. Certains distributeurs proposent même au futur franchisé de débuter comme gérant salarié.

 

Au final, bien plus que dans d’autres secteurs ouverts au fonctionnement en franchise, le secteur de la distribution permet véritablement des partenariats clefs en main.

 Franchise Distribution : Supermarché - Superette

Investissement prévisionnel et opportunités à saisir

Trouver une franchise en supermarché et supérette qui assure une bonne rentabilité est donc toujours possible aujourd’hui, à partir du moment où l’aspirant franchisé peut réunir les moyens nécessaires pour réaliser l’investissement de départ demandé. La rentabilité précise des réseaux est fonction de cet investissement et du chiffre d’affaires anticipé.

Quel investissement pour devenir franchisé en supermarché ?

Le « prix » d’une franchise, c’est en réalité l’investissement à consentir pour rejoindre le réseau. Cet investissement se décompose en apport personnel initial, droits d’entrée éventuel, et autres redevances pour représenter un investissement global.

Ces montants connaissent des variations assez sensibles d’un réseau à un autre :

-        Les franchises Casino, sont particulièrement intéressantes, proposant de multiples formats, et une formule originale permettant d’ouvrir une superette sans franchise, c'est-à-dire comme salarié accompagné vers le passage à la franchise. Pour ce qui est des frais d’entrée, les magasins Petit Casino demandent un apport de 75 000 euros par exemple ;

-        Les franchises de supermarché Carrefour regroupent également toute une série de concepts. Les magasins Carrefour bio demandent 10 000 euros d’apport, les Carrefour Contact, Express et City 5 000 euros ;

-        Rejoindre la franchise de supermarchés Leader Price nécessite un apport personnel compris entre 150 000 euros et 300 000 euros, selon la taille du magasin ;

-        La franchise Proxi Marché, réclame elle un apport de 20 000 euros ;

-        La franchise Monop’, de 150 000 euros ;

-        Le réseau Coccinelle supermarché un apport allant de 36 000 à 180 000 euros, pour un investissement global 120 000 et 600 000 euros ;

-        Pour prendre un exemple du hard discount, ouvrir un supermarché en franchise Dia, quand cette enseigne était toujours représentée en France, demandait un apport de 25 000 euros plus 2 000 euros de droits d’entrée et 0,5% de redevance, pour un total d’un million d’euros d’investissement hors murs et foncier.

 

Rappelons pour terminer qu’il n’est pas possible de connaître le prix du « ticket d’entrée » pour ouvrir une franchise Lidl… parce que le distributeur allemand fonctionne uniquement avec des succursales.

> Consultez nos articles dédiés aux aides et subventions à la franchises et aux services bancaires professionnels

Les franchises qui rapportent en 2018

Si les franchises de supérettes et supermarchés demandent des investissements significatifs, la rentabilité est souvent au rendez-vous, et parfois même dans des proportions bien plus significatives que dans d’autres secteurs franchisés.

Même s’il n’est pas complet et donc pas parfait, le principal indicateur utilisé pour donner une idée de la rentabilité possible d’une franchise est souvent le chiffre d’affaires prévisible de l’établissement géré par le franchisé.

Certains des exemples précédemment communiquent cette donnée :

-        Petit Casino annonce ainsi un chiffre d’affaires de 1 850 000 euros en deux ans ;

-        Leader Price, pour apport minimum de 150 000 euros rappelons le, promet un chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros ;

-        Coccinelle supermarché, qui ne réclame qu’un minimum de 36 000 euros d’apport, permet d’atteindre un chiffre d’affaires allant jusqu’à 1 200 000 euros par an ;

-        Encore plus intéressant, les franchises Carrefour Express rapporteraient un chiffre d’affaire de 900 000 euros, et les enseignes Carrefour City de 2 000 000 à 10 000 000 d’euros après deux ans, pour un apport initial minimum de 5 000 euros seulement.

 

Créer une entreprise en franchise, un parcours du combattant ?

Ouvrir une franchise dans le secteur de la distribution n’est pas simple.

Une première sélection se fait à travers l’investissement demandé : en général, vous devez en effet pouvoir apporter plusieurs dizaines de milliers d’euros (un peu moins pour les petites supérettes en location-gérance, beaucoup plus pour les supermarchés en franchise-investissement). Mais réunir cette somme ne fait pas de vous un franchisé. Avant de pouvoir éventuellement signer un contrat, vous aurez de nombreux entretiens avec le franchiseur, voire une immersion de plusieurs jours dans un établissement de franchise. Vous devrez vous vendre et prouver que vous saurez être un excellent gérant.

Vous avez signé ? Dans la plupart des enseignes vous devrez suivre une formation de plusieurs mois avant de pouvoir  enfin créer votre franchise.

Parmi les qualités requises : motivation (n’espérez pas faire les 35h…), dynamisme, sens de l’organisation, qualités managériales… et un bon CV. Si vous n’avez aucune expérience dans le domaine, il y a peu de chances que Carrefour, Casino ou Dia prenne le risque de travailler avec vous.

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