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Quels financements pour ouvrir une franchise ?

Nombreux sont les professionnels qui souhaitent changer d’activité et accomplir leur rêve de rejoindre une franchise. Si un grand degré de motivation aidera indéniablement à faire avancer son projet, la première condition pour concrétiser ce rêve sera de savoir comment financer son projet de franchise.

Or selon le réseau de franchise, le coût de l’installation peut être très élevé. Ainsi, en 2016, 34% des franchisés estimaient que la formule était trop coûteuse et même 22% ont considéré ne pas disposer de suffisamment de moyens pour franchir le pas avant de s’être finalement lancés. Heureusement, différents modes de financement existent : cet article a non pas pour but de faire tout savoir sur la franchise, mais celui de faire connaître ces différentes solutions de financements.

Si dans un premier temps, le futur franchisé doit être en mesure de déterminer les coûts attendus de son installation, la question qui se pose prioritairement à lui concerne l’apport personnel qui lui sera obligatoirement demandé. Comment est-il possible de financer cet apport ?

Les aides et les subventions disponibles pour favoriser l’ouverture de son commerce franchisé sont multiples, mais à quels dispositifs et à quels professionnels de la franchise faire appel pour en bénéficier ?

Enfin, l’obtention d’un emprunt bancaire s’avère souvent indispensable pour financer sa franchise. Quels éléments et quels arguments mettre en avant pour convaincre une banque et réussir à devenir franchisé ?     

Comment évaluer l’investissement nécessaire et constituer son apport personnel ?

Le futur franchisé, lorsqu’il doit trouver le financement inhérent à la réalisation de son projet, doit d’une part évaluer les investissements qui sont propres à son enseigne et d’autre part calculer le montant de l’apport personnel minimum. Ces deux impératifs, qui font toujours l’objet d’une étude approfondie lors de l’élaboration du dossier prévisionnel du franchisé, méritent d’être observés l’un après l’autre.

Quels investissements doivent être financés pour ouvrir une franchise ?

Avant d’envisager l’ouverture de sa franchise, il est indispensable d’évaluer le montant des investissements nécessaires au démarrage de son activité.

De nombreux postes de dépenses sont à prendre en considération :

-        Le droit d’entrée et l’apport personnel exigé par le franchiseur,

-        Les éléments prévisionnels pour la mise en œuvre de son activité,

-        L’obtention du droit au bail ou éventuellement l’achat d’un local,

-        Les travaux d’agencement pour répondre aux normes de l’enseigne franchisée,

-        Le matériel à acquérir, notamment le mobilier et l’équipement informatique,

-        Les fournitures et le stock de marchandises utiles pour débuter son activité,

-        Les frais de main d’œuvre lorsqu’il est besoin de recruter des employés et de les former,

-        Les frais de publicité et de communication,

-        Les frais d’établissement nécessitant une trésorerie avec des liquidités disponibles pour couvrir les dépenses initiales liées l’ouverture de sa franchise.

La constitution de son apport personnel

La majorité des franchiseurs exigent au minimum un apport personnel correspondant au moins à 30% de l’investissement total (50 % pour certaines activités de services).

Tout le monde n’a pas la possibilité de pouvoir uniquement compter sur ses fonds propres étant donné que le coût global d’une installation se chiffre en dizaine de milliers d’euros, entre 50 000 € et 200 000 € dans la plupart des cas.

Ainsi, les apports en capitaux propres pour ouvrir une franchise sont souvent constitués par les produits d’épargne du franchisé tels que :

-        Le Livret A,

-        Le Livret de Développement Durable (LDD),

-        Le Plan d’Epargne en Action (PEA),

-        Le Livret d’Epargne Entreprise (LEE),

-        Le Plan Epargne Entreprise (PEE),

-        Le Plan d’Epargne Logement (PEL).

 

Pour renforcer son apport personnel, il est souvent question de faire appel à sa famille ou à son entourage proche en prenant un ou plusieurs partenaires associés.

Différentes situations peuvent alors se présenter :

-        L’associé souhaite simplement apporter son aide financière au projet : ce soutien se matérialisera par une donation. Il est d’ailleurs possible à des parents ou des grands-parents de faire tous les 10 ans jusqu’à 30 000 € de dons exonérés d’impôts ;

-        L’associé apporte son aide en entrant au capital de l’entreprise : le nombre de parts qui lui seront cédées sera fonction du montant de son apport. Le partenaire associé pourra bénéficier de déductions fiscales notamment au titre de l’investissement dans les PME non cotées en bourse. En effet, son impôt sur le revenu se verra réduit sous certaines conditions et dans la limite de 20 000 € par an ;

-        L’associé est partie prenante dans la création ou la reprise d’un commerce franchisé : le nombre de parts qu’il acquiert est également proportionnel aux sommes investies.

Financement franchise

Quels sont les dispositifs d’aides pour ouvrir une franchise ?

Comment financer sa franchise en dehors d’un emprunt bancaire ? Cette question est celle que se pose tout candidat à l’ouverture de sa franchise. En opérant un tour d’horizon complet des organismes professionnels de la franchise auprès desquels il est possible de solliciter les aides et des subventions existantes, plusieurs solutions sont alors envisageables, que ce soit auprès d’intervenants extérieurs mais également auprès de l’enseigne franchisée.

Les aides et subventions

En France, un certain nombre d’organismes, publics, privés ou associatifs, participent au financement pour la création ou la reprise d’un commerce franchisé :

-        En procédant à des avances de fonds, des prêts à taux zéro ;

-        En octroyant des subventions et des garanties auprès des banques.

 

Les principaux organismes auxquels il est possible de faire appel pour ouvrir une franchise sont :

-        Bpifrance,

-        Nacre,

-        L’Adie,

-        Initiative France,

-        France Active Garantie,

-        Le réseau Entreprendre.

 

D’une manière générale, il faut garder à l’esprit que les aides et les subventions sont très nombreuses, à tel point qu’il est impossible d’en arrêter le chiffre. Il peut être profitable de consulter une base de données sur le net telle que Sempahore afin de trouver les aides auxquelles une personne désireuse d’ouvrir une franchise peut prétendre. Il faut toutefois noter que toutes les aides qui peuvent bénéficier aux créateurs d’entreprises en général ne sont pas nécessairement ouvertes aux personnes s’inscrivant dans le cadre d’une activité franchisée.

Ces aides sont le plus souvent :

Le prêt d’honneur

Il s’agit d’un prêt à taux zéro qui ne nécessite aucune garantie lorsque le créateur en fait la demande. Ce prêt se situe en général aux alentours de 5 000 € mais dans de rares cas il peut même se porter à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le remboursement a ensuite lieu pendant une période allant de 3 à 6 ans.

L’octroi de ce type de prêt s’effectue au moyen d’une sélection très encadrée par des organismes tels que ceux précédemment évoqués.

Le financement participatif

Connu également sous le nom de crowdfunding, ce mode de financement tend à se développer de plus en plus. Il consiste à faire appel à des professionnels ou des particuliers en présentant le projet à partir d’une plateforme dédiée sur internet où chacun est invité à contribuer. En 2017, c’est plus de 336 millions d’euros qui ont été récoltés grâce au financement participatif.

Le capital-risque

Le capital-risque ou venture capital s’apparente à une prise de participation par des investisseurs cherchant à faire une plus-value lors de la cession de leurs parts au capital. Dans le cas des franchises, les investisseurs, qui demeurent actionnaires minoritaires, s’intéressent principalement à des concepts développant des produits ou des services innovants.  

Les Business Angels

Ce sont de grands acteurs du monde de l’entreprenariat qui apportent leurs ressources personnelles pour investir dans des projets au grand potentiel de développement. En plus d’un apport financier, ils font souvent profiter les futurs franchisés de leur expérience, de leurs conseils et de leur réseau professionnel.

Le financement en partenariat avec l’enseigne franchisée

Ce financement en partenariat prend généralement la forme de crédit-bail ou de location-gérance avec option d’achat, et de franchise participative.

Le crédit-bail

Le crédit-bail ou leasing est un contrat de location avec option d’achat dans lequel le financement est apporté par le franchiseur lui-même.

Même si l’achat et l’aménagement du point de vente sont alors à la charge de l’enseigne, le coût global du crédit-bail se révèle plus important qu’un emprunt bancaire car il nécessite :

-        Des frais de dossier et d’assurances,

-        Un dépôt de garantie,

-        Le versement des loyers, le premier versement étant majoré,

-        Le règlement de la valeur finale d’achat.

 

Ces inconvénients sont cependant atténués par certains avantages :

-        Fiscaux, car les loyers qui peuvent être déduits du bénéfice imposable,

-        Comptables, car le dispositif permet de limiter les mouvements de trésorerie.

 

Temporairement propriétaire du matériel, le franchiseur revend à une échéance fixée le matériel au franchisé, à un prix résiduel déterminé en amont.

La franchise participative

Ce système consiste à faire rentrer le franchisé dans le capital de l’enseigne. Le franchiseur possède alors une part du capital du franchisé, celle-ci pouvant aller jusqu’à 40%. Ce dispositif permet au franchisé, dont l’apport est insuffisant ou qui est réticent à investir l’ensemble des fonds dont il dispose, de bénéficier de l’investissement du franchiseur. De son côté, celui-ci se donne la possibilité de garder un certain contrôle sur les commerces qu’il contracte par ce biais. La personne qui décide d’ouvrir une franchise avec ce dispositif doit néanmoins veiller à ce que le contrat soit équilibré et ne s’avère pas être trop à son désavantage par rapport à l’enseigne.

Comment convaincre les banques de financer sa franchise ?

Les banques se montrant de plus en plus prudentes, il est parfois nécessaire, outre de présenter un dossier solide, de déployer toute sa force de conviction pour les séduire ! Réussir à convaincre une banque du bien fondé d’ouvrir une franchise ne dispensera cependant pas celle-ci de réclamer, ce qui est de plus en plus courant, des garanties supplémentaires.

Les arguments pour convaincre les banques

Il n’est pas envisageable de se passer d’un crédit bancaire pour financer son projet.Généralement, le prêt bancaire peut représenter jusqu’à 70% du financement global. Quelle que soit l’envergure du projet, les organismes bancaires effectuent toujours un examen rigoureux de la viabilité du projet et ont naturellement tendance à donner leur accord aux seuls projets dont la réussite apparaît assurée. La solidité du dossier devra être à même de rassurer les banques afin de remporter l’adhésion de celles-ci.

Les éléments à mettre en avant pour qu’une banque finance sa franchise sont alors :

-        La cohérence du projet avec son profil et son parcours professionnels,

-        La motivation et l’implication personnelle dans la volonté de faire aboutir son projet,

-        L’adéquation entre le choix de l’emplacement et l’activité de la franchise,

-        Les investissements et les soutiens financiers dont bénéficie le projet,

-        Les éléments financiers du dossier (étude de marché, compte de résultat prévisionnel, plan de financement, plan de trésorerie…).

 

En lui-même, un projet de franchise sera de nature à donner davantage confiance aux banques qu’un projet de commerce indépendant. En effet, les banques sont le plus souvent en présence d’un concept qui a fait ses preuves et d’une enseigne forte de son expérience et de son savoir-faire.

Le profil de l’individu qui souhaite devenir franchisé joue également un rôle indéniable et des qualités personnelles telles que la motivation et l’implication sont également appréciables aux yeux des banques. Il faut se montrer persévérant et ne pas s’arrêter devant les refus même répétés des banques. Enfin, en considérant les grandes variations de taux d’emprunt qui sont pratiquées, il est vivement recommandé de faire jouer la concurrence.

Les garanties supplémentaires à l’emprunt bancaire

A la différence des emprunts contractés plus couramment comme par exemple un achat immobilier, les établissements bancaires ne sont pas autorisés à prendre une hypothèque sur un fonds de commerce.

Des garanties supplémentaires sont donc couramment demandées pour prévenir une éventuelle défaillance du débiteur dans le remboursement de son emprunt : 

-        La caution personnelle par laquelle le franchisé engage son patrimoine personnel. Il s’agit dans la plupart des cas de la maison du franchisé. Afin de ne pas se mettre en péril lui et sa famille, le créateur d’entreprise franchisée doit veiller à limiter autant que possible le montant et la durée de son emprunt. Il doit aussi éviter que son conjoint ne se porte garant et écarter les clauses contractuelles autorisant des recours à l’encontre de ses héritiers ;

-        Le nantissement qui permet au franchisé de garantir auprès de sa banque sa dette sur ses biens mobiliers tels que le matériel, l’outillage mais également sur son droit au bail ou sa clientèle ;

-        La garantie bancaire qui permet de limiter les risques liés à un prêt bancaire dans une proportion allant de 50 à 70% de son montant. Elle peut être souscrite par le biais d’organismes spécialisés parmi lesquels Bpifrance, France Active Garantie (FAG), Socama, les Sociétés de Caution Mutuelle (SCM), le Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes (FGIF)…

 

Il est également à noter que depuis 2009 la Médiation du crédit aux entreprises peut intervenir à la demande du créateur d’entreprise lorsque les banques refusent de financer sa franchise. Cet organisme peut participer à l’étude du projet en recherchant les pistes de son financement et en constituant un dossier de médiation.

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