Nouvelle Recherche :
Nous vous suggérons :

Produits et services

Les articles

Offres

Quels financements pour un projet de franchise ?

Obtenir un prêt bancaire pour créer son entreprise en franchise relève parfois du parcours du combattant ! Les banques, de plus en plus frileuses et exigeantes, poussent les futurs franchisés à solliciter des financements complémentaires. Voici quelques pistes pour concrétiser son projet, convaincre son banquier ou trouver une alternative au prêt bancaire.

 Financement franchise

Stocks, équipements, formation, droits d’entrée… Intégrer une franchise exige un investissement conséquent et très variable selon l’activité choisie (entre 50.000€ et 200.000€, voire plus pour des secteurs comme l’hôtellerie ou la restauration). Pour la création d’entreprise, le crédit bancaire s’avère incontournable pour compléter son apport financier. Cependant pour accorder un emprunt, les banques appliquent diverses règlementations prudentielles pour étudier la viabilité d’un projet, notamment la norme Bâle III qui impacte la distribution du crédit aux entreprises. Il n’est pas rare de rencontrer plusieurs banquiers pendant des mois avant de trouver un prêt. Les projets petits ou grands sont rigoureusement étudiés, ne sont retenus que les dossiers sûrs dont la réussite est quasi certaine ! Toutefois, les banques jugent les projets de franchise plus rassurants, les risques étant plus limités (concept éprouvé, expérience et savoir de l’enseigne etc.) et développent de ce fait des pôles dédiés au financement de franchise.

Business plan et franchise : les critères évalués par les banques

La valeur des projets des entreprises dépasse largement ce que l’entrepreneur peut amener en garantie (apport personnel). L’enjeu pour un futur franchisé ? Surmonter les obstacles et convaincre les banquiers !

Les fondamentaux

Tout est passé au crible : la cohérence du business plan entre l’étude de marché, les moyens mis en œuvre et le cadre juridique. En présentant synthétiquement des prévisionnels de résultats solides et réalistes sur 3 à 5 ans (compte de résultat, calcul du Besoin en Fonds de Roulement, trésorerie, le remboursement des aides obtenues) vous optimisez vos chances d’obtenir un prêt bancaire. L’implication, la motivation, la proactivité et les qualités personnelles du franchisé comptent tout autant !

Des garanties supplémentaires

Pour limiter leur prise de risques les banques réclament certaines garanties :

La caution personnelle 

En cas de défaillance du débiteur, une personne physique (le franchisé ou autre) doit garantir à la banque le paiement de la dette contractée. Le garant engage son patrimoine personnel. Pour préserver sa famille ou son conjoint, il est conseillé de limiter la durée et le montant de la caution (par exemple en réduisant dans le temps l’engagement en fonction des échéances mensuelles remboursées), d’éviter que le conjoint se porte garant et d’inclure une clause par laquelle le créancier renonce à poursuivre les héritiers.

La garantie bancaire

Des organismes spécialisés tels que Bpifrance, France Active, ou Socama, peuvent se porter garant (jusqu’à 70% du montant des prêts).

Le nantissement

Dans ce cadre, le franchisé s’engage par écrit à donner un bien en garantie de la dette qu'il contracte. C’est une pratique fréquente en franchise : elle peut porter sur la clientèle, le matériel, le droit au bail etc…

Apport personnel : à quelle hauteur ?

Compter un minimum de 30 à 40 % de l'investissement total. Pour les activités de services l’apport personnel exigé peut aller jusqu’à 50%. Pour les banquiers, la capacité d'autofinancement (CAF) ou cash-flow est primordiale : les liquidités générées par l’activité doivent permettent de rembourser les dettes financières.

Comment booster son apport personnel ?

Il existe plusieurs sources de financement complémentaires :

Le love money fait partie des options à envisager. En sollicitant financièrement famille, amis et connaissances vous pouvez réunir une partie des fonds nécessaires (jusqu’à quelques milliers d’euros) à votre projet. Sachez cependant que lever des fonds auprès de vos proches demande certaines conditions : ils doivent accepter la possibilité de perdre leur argent. Côté avantages, vos investisseurs peuvent profiter de déductions fiscales (investissements PME non cotées en Bourse). Pour vous la confiance accordée par vos proches est un argument supplémentaire auprès des banquiers.

Les aides et subventions

En 2013, pour créer leur entreprise en franchise, 75% des candidats ont eu recours au financement. Le financement d’une franchise par crédit bancaire est la solution la plus fréquente et représente 53% des investissements en moyenne. Cependant, le futur franchisé peut faire face à un refus de la part des banques peu convaincues par le projet. Dans une conjoncture économique encore tendue, il existe d’autres possibilités de financement à exploiter pour renforcer votre apport, votre capacité d’emprunt auprès des banques ou simplement éviter le crédit bancaire.

Le prêt d’honneur

Le prêt d’honneur est un apport en fonds propre pour l’entreprise. Il ne comprend pas d'intérêts (prêt à taux zéro) et ne nécessite pas de caution ou de garantie personnelle au moment de sa demande.

Considéré comme apport personnel (fonds propres) par les banques, il permet de crédibiliser votre projet de franchise et surtout d’augmenter votre capacité d’emprunt pour mieux faire face aux investissements de départ et à vos besoins en fonds de roulement. Ce type de prêt est octroyé après une sélection stricte par des organismes présents dans toute la France, comme les réseaux Entreprendre, France Active, réseaux Initiative France ou encore l’ADIE (micro crédit). Les montants accordés dépendent du type de projet, de l’organisme et peuvent s’élever jusqu’à près de 100 000 €.

 

Les Business Angels

Les Business Angels sont des personnes passionnées par l’entreprenariat. Ils investissent leurs finances personnelles auprès d’entreprises et franchises innovantes dont le gain potentiel en part de capital peut s’avérer substantiel.

Au-delà de l’aide financière, ces "hommes de providence" prodiguent de précieux conseils et n’hésitent pas à partager leur expérience, leur réseau relationnel et leurs compétences aux jeunes créateurs d’entreprises.  Ce sont souvent d’anciens chefs d’entreprise ou cadres supérieurs ayant une capacité à investir, ou ayant revendu leur propre société. Ils interviennent en complément des soutiens publics ou des prêts d’honneur.

 

Le capital-risque

Appelé aussi "venture capital" (VC), le capital risque est une bonne option pour financer votre franchise. Il s’agit d’une prise de participation par des investisseurs.

Ces derniers, généralement minoritaires au capital de la société, contribuent au développement d’entreprises innovantes dont les prévisions de croissance sont particulièrement fortes et espèrent faire un retour sur investissement considérable au moment de céder leurs titres. Pour une franchise, cette source de financement concerne souvent des entreprises qui cherchent à développer un nouveau produit ou service déjà testé sur un marché et très prometteur.

 

Franchise participative

À l’opposé de la franchise classique, certaines enseignes proposent une franchise participative. Ce contrat consiste à faire rentrer un franchisé dans le capital de la société, de façon minoritaire. Les parts sont partagées entre le franchiseur et le franchisé, l’enseigne elle, possédant maximum 40% du capital.

Les avantages sont différents pour chaque partie : elle permet au franchisé qui a du potentiel mais pas assez d’apport, ou qui ne souhaite pas engager toute ses économies, de profiter de l’investissement du franchiseur. Le franchiseur, de son côté, préserve une forme de contrôle sur le réseau et les franchises. Chaque contrat de franchise participative est spécifique. Les clauses, modalités et conditions doivent être précisément rédigées à travers un pacte d’actionnaire afin d’éviter les mauvaises surprises et de garder un équilibre pour les deux parties.

 

Le crédit-bail ou « leasing »

Concrètement, le crédit-bail est une location avec option d’achat. Dans le cadre de la franchise, ce financement est proposé par le franchiseur. Ce crédit permet de financer l’achat et l’aménagement d’un commerce. Cependant le coût du crédit-bail reste souvent plus élevé qu’un crédit classique car il comprend des frais de dossier, d’assurances, un dépôt de garantie, un premier versement de loyer majoré, les loyers HT et la valeur finale d’achat. Ces éléments sont cependant à contrebalancer avec les avantages fiscaux et comptables (loyers déductibles du bénéfice imposable, réductions des tensions de trésorerie…).

Temporairement propriétaire du matériel, le franchiseur revend à une échéance fixée le matériel au franchisé, à un prix résiduel déterminé en amont.

Le financement participatif (ou crowdfunding)

Le financement participatif consiste à présenter son projet sur une plateforme en ligne afin que des professionnels et/ou des particuliers puissent le financer en versant la somme de leur choix sous forme de don, de prêt ou d’investissement. Il s’agit d’un mode de financement qui se développe de plus en plus : en 2015, près de 300 millions d’euros ont été récoltés en France.

 

Commencez votre demande de devis en Franchise
Donnez votre avis sur ce guide