Comparez les solutions de plusieurs spécialistes pour vendre vite et bien !
jusqu’à 4 propositions d’experts !
Évaluer valeur entreprise 2026 : méthodes fiables
Évaluer la valeur d’un fonds de commerce est souvent plus complexe qu’il n’y paraît, car elle repose sur des critères financiers mais aussi sur des éléments immatériels comme la clientèle, la rentabilité ou le potentiel de développement.
Pour estimer son entreprise au plus juste avant une cession, le dirigeant peut s’appuyer sur des méthodes de calcul éprouvées, complétées par des conseils pratiques et l’accompagnement de professionnels spécialisés.

Les différentes méthodes comptables d’évaluation d’entreprise
Comment estimer la valeur d’une entreprise ? Plusieurs méthodes sont actuellement utilisées, qui privilégient respectivement l’aspect dynamique de la valeur d’une entreprise dans le temps, son aspect statique à un moment donné, et son aspect relatif en fonction du marché. Ces méthodes ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients, et sont donc plus ou moins adaptées à différents types d’entreprises.
La méthode « de la rentabilité future » : une évaluation sur la base du prévisionnel
C’est la méthode préférée des startups et de la « nouvelle économie », puisqu’elle vise non pas à vendre un résultat mais une promesse. La méthode dite « de la rentabilité future » ou « méthode DCF », un acronyme pour Discounted CashFlow, se concentre en effet sur le potentiel de l’entreprise.
Cette méthode d’évaluation consiste en une projection des résultats futurs de l’entreprise.
Tout est donc question de prévisions :
- Les flux de trésorerie prévus après impôts sont calculés en ajoutant d’une part le résultat d’exploitation net d’impôts et d’autre part la dotation aux amortissements net d’investissements et de variation en BFR (besoins de fonds de roulement) ;
- Ces flux de trésorerie sont prévus exercice après exercice jusqu’à ce que l’entreprise atteigne le taux de rentabilité attendu par les acquéreurs ou investisseurs potentiels.
- Les prochains flux de trésorerie disponibles : en partant sur la trésorerie des années précédentes, une tendance se dégage alors sur les deux ou trois prochaines années. Sur la base de cette analyse, une tendance plus longue peut être dégagée lors de l’évaluation.
Il est donc essentiel de bien évaluer les différents risques et opportunités du marché, qui auront une incidence directe sur l’évolution prévue des flux de trésorerie année après année.
Un autre inconvénient de cette méthode est qu’elle ne rend pas compte du patrimoine de l’entreprise, inconvénient minimisé lorsqu’il s’agit d’une entreprise jeune, mais l’innovation elle aussi se chiffre.
La méthode « patrimoniale » : une photographie à un temps T
C’est la méthode d’évaluation d’entreprise la plus classique, la plus souvent utilisée pour les ventes de fonds de commerce dont l’activité est en quelque sorte stabilisée. Assez complexe et mathématique, elle nécessite tout particulièrement une prise en charge par un comptable qualifié.
A l’opposée de la méthode DCF qui se base essentiellement sur les résultats futurs, la méthode patrimoniale est principalement fondée sur les résultats passés.
Concrètement, cette méthode consiste à :
- Estimer la valeur de tous les actifs du fonds de commerce (corporels, incorporels, financiers) ;
- En déduire celle des dettes et provisions pour risques ;
- Et d’ajuster le résultat de l’opération en prenant en compte les encours, les créances, la fiscalité différée, les plus-values et moins-values…
Le résultat est une valeur appelée Situation Nette Comptable ou Actif Net Comptable.
Cette méthode est particulièrement indiquée pour les entreprises « matures », qui ont atteint leur seuil de croissance. Un autre intérêt de cette méthode est que l’Actif Net Comptable permet non seulement de donner une idée satisfaisante de la valeur du fonds de commerce, mais aussi de calculer la valeur d’une part sociale.
Elle fait ainsi figure de méthode d’évaluation d’entreprise complète.
La méthode « comparative » : l’image de l’entreprise sur son marché
La méthode comparative ou « analogique » est la plus simple, à tel point qu’un comptable n’est même pas nécessaire pour une première analyse.
En effet, cette méthode consiste tout simplement à comparer les prix de cession de commerces plus ou moins similaires et de positionner le fonds de commerce dans ce paysage.
Il faut donc comparer l’entreprise à des concurrents qui peuvent lui être comparés :
- Dans leur type d’activité,
- Dans leur volume d’activité,
- Dans leur ancienneté,
- Et surtout dans leur localisation.
Les comparaisons peuvent s’appuyer sur des avis de cession publiés au BODACC, mais aussi sur des bases de transactions et des outils de recherche de prix de cessions de fonds de commerce (open data et acteurs spécialisés). Les statistiques sectorielles restent utiles pour obtenir des ordres de grandeur. Bien souvent, ces statistiques proposent un coefficient avec lequel multiplier le chiffre d’affaires pour obtenir la valeur de l’entreprise (Des barèmes professionnels et des référentiels sectoriels (ratios en % du CA et/ou multiples d’EBE/EBITDA) sont souvent utilisés comme points de repère, à compléter par des transactions réellement comparables.).
À titre indicatif, les barèmes observés donnent souvent des fourchettes en % du chiffre d’affaires (à ajuster selon rentabilité, emplacement, bail, état du matériel, etc.). Par exemple : prêt-à-porter (souvent 30–70% du CA), métiers de bouche (ex. boulangerie-pâtisserie fréquemment 50–120%, restaurant parfois 60–190% selon zone et modèle). Ces ratios doivent être recoupés avec la rentabilité (EBE/EBITDA) et des comparables réels.
C’est la méthode la plus couramment utilisée par les commerces traditionnels, à la concurrence clairement identifiable comme les restaurants, les magasins de prêt-à-porter, les commerces de proximité comme les boulangeries, les boucheries…
Principales méthodes d’évaluation d’un fonds de commerce
| Méthode d’évaluation | Principe | Entreprises concernées | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|---|
| Rentabilité future (DCF) | Projection des flux de trésorerie futurs actualisés | Startups, entreprises en croissance | Valorise le potentiel et la croissance | Forte dépendance aux hypothèses, complexe |
| Patrimoniale | Valeur des actifs – dettes à un instant donné | Entreprises matures, activité stabilisée | Base comptable solide, valeur objective | Ignore le potentiel futur |
| Comparative (marché) | Comparaison avec des cessions similaires | Commerces traditionnels (restauration, retail) | Simple, proche des pratiques du marché | Dépend de la qualité des comparables |
| Barèmes sectoriels | Application de ratios (% CA, multiples EBE) | Fonds de commerce standards | Rapide, repères chiffrés utiles | Approche indicative, à ajuster |
| Approche mixte | Combinaison de plusieurs méthodes | Majorité des PME | Vision plus réaliste et équilibrée | Nécessite expertise et arbitrage |
Critères clés et conseils pour estimer le prix d’une entreprise
Lorsqu’il s’agit d’évaluer une entreprise , si une grande partie de la vérité est dans les chiffres, toute la vérité n’est pas dans les mathématiques. En effet, la valeur d’un fonds de commerce est toujours largement déterminée par des éléments plus « business ». De plus, le commerçant n’est pas seul pour déterminer le prix de vente de son affaire, et peut se faire accompagner par des spécialistes de l’évaluation d’entreprise.
Les autres éléments à prendre en compte pour bien évaluer le prix d’une entreprise
Evaluer une entreprise, ce n’est pas seulement disséquer son bilan comptable et se nourrir d’autant de chiffres que possible.
Certains critères purement liés aux affaires, au commerce sont aussi à prendre en compte, et qui peuvent faire largement évoluer l’évaluation comptable initiale :
- La situation géographique précise du commerce, un élément qui, c’est bien connu, est absolument capital pour les succès d’un commerce de proximité et tout particulièrement d’un restaurant,
- La fréquentation, le passage,
- Le profil de la clientèle, son ancienneté, sa récurrence, son pouvoir d’achat,
- L’état des machines, des outils, de l’appareil de production,
- L’état présent du marché, de la concurrence,
- Les perspectives du marché,
- La notoriété de l’entreprise et de ses marques,
- La qualité des ressources humaines,
- Le climat social dans l’entreprise,
- Le périmètre de la vente : avec ou sans les passifs, les engagements, les murs…
Surtout, il est un paramètre absolument essentiel à prendre en compte dans l’évaluation d’une entreprise : c’est l’acquéreur ! En effet, une phase de négociation souvent longue et argumentée doit être prévue. Le commerçant qui souhaite vendre son fonds de commerce doit objectivement envisager une marge pour faire face aux aléas de cette négociation.
Il faut bien comprendre que comme tous les autres facteurs cités, ce critère peut faire évoluer le prix final de la transaction à la hausse comme à la baisse.
Les professionnels et organismes à contacter pour une évaluation d’entreprise
Les experts à solliciter pour une évaluation d’entreprise fiable
Le commerçant n’est pas seul pour procéder à l’évaluation de son entreprise. Plusieurs professionnels peuvent l’accompagner, aussi bien pour déterminer un prix cohérent que pour sécuriser l’ensemble du processus de vente du fonds de commerce ou de l’entreprise.
Le comptable de l’entreprise est généralement le premier interlocuteur. Quelle que soit la méthode retenue (comparative, patrimoniale ou basée sur la rentabilité), son rôle est d’analyser les comptes, d’objectiver la valeur et d’identifier les points de vigilance.
Dans les situations plus complexes ou pour des structures de taille importante, il est fréquent de faire appel à des cabinets comptables ou à des cabinets d’audit spécialisés, capables de mener des analyses approfondies et indépendantes.
Pour les entreprises plus modestes, des cabinets de conseil en cession proposent aujourd’hui des prestations clés en main, souvent plus accessibles et adaptées aux PME.
Le rôle des organismes institutionnels dans l’évaluation
-
Chambres de commerce et d’industrie (CCI) : accompagnement global à la cession
-
Conseil à l’évaluation du fonds de commerce ou de l’entreprise
-
Orientation vers des experts et dispositifs adaptés
-
Appui méthodologique tout au long du parcours de vente
Les CCI jouent un rôle clé en accompagnant les entreprises à chaque étape de la cession, y compris dans la phase d’évaluation, souvent sous-estimée mais déterminante pour la réussite de la transaction.
Vous cherchez à revendre votre entreprise ? Remplisse gratuitement une demande de devis pour être mis en relation avec plusieurs spécialistes de la cession d’entreprise.
Découvrez le guide d'achat en Cession, transmission entreprise
-
Cession de PME : les pièges à éviter
-
Cession d’entreprise & loi Hamon : l'info salariés ralentit le transfert
-
Vente d'une entreprise : comment bien la préparer ?
-
Quels documents préparer pour vendre son entreprise rapidement et efficacement ?
-
Checklist 2026 : les 25 points à vérifier avant de vendre son entreprise
-
Vendre à un fonds d’investissement ou à un concurrent : quelle meilleure option selon votre situation ?
-
Comment les pros clés assurent la vente de votre boîte
-
Vendre son entreprise : les étapes clés à suivre
-
Chercher et trouver un repreneur pour votre entreprise
-
Droits salariés rachat entreprise Loi Hamon
-
Prix cession entreprise 2026 : coûts et fiscalité
-
Négociation pour la vente d’une entreprise
-
Planifier succession dirigeants PME 2026
-
Cession : estimer le prix de vente de son entreprise
-
Le rôle de la comptabilité dans le processus de cession d'entreprise
-
Les 10 erreurs à éviter lors de la vente d'une entreprise