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Vidéosurveillance : 5 étapes clés pour rester conforme à la loi
La vidéosurveillance en entreprise est strictement encadrée par la loi et les contrôles se renforcent chaque année. Une installation non conforme peut entraîner des sanctions financières importantes, voire des obligations de retrait immédiat des équipements.
Découvrez les 5 étapes essentielles pour sécuriser votre dispositif et rester en conformité avec la réglementation en vigueur.

Étape 1 : Comprendre le cadre légal de la vidéosurveillance
Mettre en place un système de vidéosurveillance n'est jamais anodin. Que ce soit pour un usage privé ou professionnel, cela s'inscrit dans un cadre légal strict qui cherche à équilibrer les besoins de sécurité et la protection des libertés individuelles. Pour tout professionnel, la première étape essentielle est de bien saisir ces bases juridiques afin d'éviter toute infraction involontaire.
Distinction entre usage privé et usage professionnel
- Pour les particuliers, la vidéosurveillance est généralement autorisée sur leur propriété, à condition qu'elle ne filme pas excessivement l'extérieur et respecte la vie privée des voisins ou des passants.
- Cependant, dès qu'il s'agit d'un cadre professionnel ou d'un lieu recevant du public, les règles deviennent bien plus rigoureuses. Ici, l'objectif ne se limite plus à la protection de biens personnels, mais englobe souvent la sécurité des personnes et des biens dans le cadre d'une activité économique, ce qui entraîne des obligations nettement plus contraignantes.
Les principes fondamentaux à respecter
Quel que soit le contexte, trois principes clés, issus notamment du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) et du Code de la sécurité intérieure, doivent impérativement guider toute installation :
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Finalité claire et légitime : chaque caméra doit répondre à un objectif précis (sécurité, prévention des vols, contrôle des accès). Il est interdit de filmer sans raison valable ou de surveiller excessivement les salariés.
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Dispositif proportionné : la vidéosurveillance doit être limitée au strict nécessaire. Les postes de travail, zones de pause et sanitaires ne doivent pas être filmés, sauf cas exceptionnels dûment justifiés.
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Durée de conservation limitée : les images ne doivent être conservées que le temps utile. En pratique, quelques jours suffisent dans la plupart des cas, sans dépasser un mois, sauf obligation liée à une enquête ou un incident.
Comprendre et appliquer rigoureusement ces principes est la pierre angulaire d'une démarche de conformité, protégeant ainsi l'entreprise contre les recours et les sanctions.
Étape 2 : ne pas filmer la voie publique
Un des pièges les plus courants en matière de vidéosurveillance, et une source fréquente de sanctions, est le filmage de la voie publique. Que vous soyez un particulier ou un professionnel, il est crucial de comprendre et de respecter cette règle fondamentale. La protection de la vie privée des passants est un principe clé de notre législation , et toute dérogation est strictement encadrée.
Le principe d'interdiction et ses rares exceptions
- En principe, les entreprises ne doivent pas filmer la voie publique. Les caméras doivent être orientées vers les accès et zones privées. Un débordement technique très limité peut être toléré s’il est strictement nécessaire, documenté, et réduit par un masquage ou un cadrage adapté.
- Pour les particuliers, une caméra ne doit capter que l'intérieur de leur propriété ; tout débordement, même partiel, sur l'espace public est proscrit.
- Pour les professionnels et établissements recevant du public (ERP), le principe demeure. Seules les autorités publiques compétentes (préfecture, gendarmerie, police) peuvent installer des dispositifs de vidéoprotection sur la voie publique pour des raisons de sécurité publique.
- Un commerce peut filmer l'entrée de son magasin, mais le champ de vision ne doit en aucun cas s'étendre au-delà du seuil pour capter la rue ou le trottoir de manière continue et directe. L'objectif est de sécuriser l'établissement, non l'espace public.
Conséquences et sanctions pour le non-respect
- Ne pas respecter cette interdiction entraîne de sérieuses conséquences juridiques. Filmer illégalement la voie publique constitue une atteinte à la vie privée et peut être lourdement sanctionné.
- Les peines peuvent inclure de fortes amendes, voire des peines d'emprisonnement, en vertu des articles du Code pénal concernant l'atteinte à l'intimité de la vie privée.
- La CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) peut également imposer des sanctions administratives considérables, pouvant atteindre des millions d'euros pour les entreprises, en plus d'ordonner la mise en conformité du système ou la destruction des enregistrements.
- Il est donc vital de s'assurer que vos dispositifs respectent scrupuleusement ces limites pour éviter des litiges coûteux et des dommages à la réputation de votre entreprise.
Étape 3 : l'Autorisation préfectorale
Une autorisation préfectorale est requise uniquement lorsque le dispositif relève du régime de la vidéoprotection prévu par le Code de la sécurité intérieure, notamment dans les lieux ouverts au public. En revanche, dans un lieu de travail non ouvert au public, la mise en place d’un système de vidéosurveillance relève principalement du RGPD et des obligations CNIL. Encadrée par le Code de la sécurité intérieure, cette démarche vise à garantir le respect de la vie privée et des libertés publiques, tout en assurant un objectif de sécurité légitime. Ne pas s'y conformer peut entraîner de sévères sanctions, y compris la fermeture administrative du système.
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Quand et pourquoi la demander ?
- Vous êtes concerné si votre système filme des zones accessibles au public (magasins, banques, restaurants, hôpitaux, etc.), même si votre activité est privée.
- L'objectif est d'assurer que la vidéosurveillance est proportionnée aux menaces et n'est pas une surveillance abusive.
- La préfecture (ou la préfecture de police à Paris) est l'autorité compétente après examen du dossier.
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Les démarches et le dossier de demande :
- La procédure implique de constituer un dossier détaillé.
- Ce dossier doit inclure un plan précis des lieux avec les emplacements et champs de vision des caméras.
- Vous devrez fournir un descriptif technique du système (type de caméras, capacités, durée de conservation des images).
- Il est crucial de justifier la finalité de votre installation (ex: prévention des vols, sécurité des biens et des personnes, lutte contre le terrorisme) et de démontrer sa nécessité.
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Le rôle de la Commission Départementale de Vidéoprotection (CDVP) :
- Votre dossier sera examiné par la Commission Départementale de Vidéoprotection (CDVP).
- Cette commission donne un avis consultatif sur la conformité de votre projet avec la législation.
- Elle vérifie que le dispositif ne porte pas atteinte aux libertés fondamentales et que la protection des données est assurée.
- Un avis favorable de la CDVP est généralement nécessaire pour obtenir l'autorisation préfectorale, d'où l'importance d'une préparation minutieuse du dossier.
Étape 4 : Conformité RGPD et obligations CNIL
La vidéosurveillance ne concerne pas seulement la sécurité physique ; elle touche directement à la protection des données personnelles. Chaque image d'une personne identifiable est une donnée personnelle, ce qui nous amène à la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés).
Se conformer au RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) et aux directives de la CNIL est crucial pour éviter de lourdes sanctions et protéger la réputation de votre entreprise.
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Champ d'application de la CNIL : Depuis l’entrée en application du RGPD, aucune déclaration préalable à la CNIL n’est requise pour un système de vidéosurveillance. En revanche, l’entreprise doit inscrire le dispositif dans son registre des activités de traitement et déterminer si une Analyse d’Impact sur la Protection des Données (AIPD) est nécessaire. Pour un usage strictement privé, une déclaration n'est généralement pas requise, mais le respect du droit à l'image et à la vie privée reste primordial.
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Obligations envers la CNIL et le RGPD : En tant que professionnel, vous devez tenir un registre des activités de traitement détaillant votre système de vidéosurveillance : finalités, données collectées, destinataires, durée de conservation et mesures de sécurité. Pour les traitements à risque élevé, une AIPD est obligatoire avant la mise en œuvre pour évaluer et atténuer les risques. La nomination d'un Délégué à la Protection des Données (DPO) est souvent conseillée, et parfois obligatoire, pour assurer une conformité continue au RGPD.
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Informer les personnes filmées : une obligation légale : La transparence est fondamentale. Vous devez informer clairement et visiblement les personnes filmées de l'existence du système. Utilisez des panneaux d'information affichés aux entrées et dans les zones surveillées, qui doivent mentionner :
- L'existence du dispositif.
- La finalité du traitement (ex: sécurité des biens et des personnes).
- La durée de conservation des images.
- Les coordonnées du responsable de traitement ou du DPO.
- Les droits des personnes (accès, rectification, effacement, opposition) et la possibilité de déposer une réclamation auprès de la CNIL.
Le non-respect de cette obligation d'information peut entraîner des sanctions de la CNIL, allant de l'avertissement à l'amende administrative. La conformité avec la CNIL est donc une composante essentielle de la légalité de votre système de vidéosurveillance.
Étape 5 : Maintenir la conformité et anticiper les évolutions
L'installation d'un système de vidéosurveillance conforme n'est pas une action ponctuelle, mais un engagement continu. La législation en matière de protection des données personnelles et de sécurité est en constante évolution. Maintenir la conformité de votre dispositif est donc essentiel pour éviter de futures sanctions et garantir la pérennité légale de votre outil de sécurité.
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Contrôles réguliers du système : vérifiez périodiquement que les caméras sont bien orientées, que les durées de conservation sont respectées et que l’accès aux images est sécurisé. Pensez aussi à maintenir le matériel et les logiciels à jour.
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Personnel formé et sensibilisé : seules les personnes autorisées doivent accéder aux images. Elles doivent être formées aux règles de confidentialité et au respect de la vie privée.
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Veille réglementaire continue : suivez les évolutions de la réglementation et des recommandations de la CNIL afin d’adapter votre dispositif et rester conforme dans la durée.
À retenir
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La vidéosurveillance est un levier de sécurité, mais elle est strictement encadrée par la loi.
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Les règles diffèrent entre usage privé, lieu de travail et lieu ouvert au public.
-
Filmer la voie publique est en principe interdit et fortement sanctionné.
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L’autorisation préfectorale est requise uniquement pour certains dispositifs en ERP.
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Il n’existe plus de déclaration CNIL, mais des obligations RGPD strictes (registre, information, sécurité).
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Les images doivent être conservées le moins longtemps possible et uniquement si justifié.
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Les salariés doivent toujours être informés et leurs droits respectés.
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Une veille juridique régulière est indispensable pour rester conforme en 2026.
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