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Véhicule professionnel diesel ou essence ? Posez-vous les bonnes questions

Avec 65 % du parc automobile aujourd'hui équipé de moteurs diesel, la France caracole en tête des pays européen détenteurs de ce type de véhicules. La raison ? En grande partie la fiscalité, le gazole étant pour le moment bien moins taxé que l'essence.

Pourtant le prix du carburant n’est pas le seul élément à prendre en compte lorsqu’il s’agit de choisir son véhicule professionnel. D’autant que ce régime de faveur pourrait ne pas durer !

Diesel ou essence

Le diesel avantagé par la politique fiscale

Avec 1,40 euro en moyenne le litre de diesel à la pompe, contre 1,59 euro le sans plomb 95, vous pensez avoir le bon argument pour choisir votre véhicule professionnel ? En réalité tout dépend de votre usage. Chaque moteur présentant ses avantages et ses inconvénients, d’autres éléments pourraient bien vous faire changer d’avis.

Alors certes plusieurs choses plaident en faveur du diesel pour les véhicules professionnels. Aux premiers rangs desquels les avantages fiscaux. Car, outre les taxes pétrolières moindres (96 % contre 133 %), il est possible en tant que professionnel de récupérer la TVA, non seulement sur l’achat du véhicule et sur l’entretien mais aussi sur le carburant. Ce qui n’est pas possible pour les véhicules roulant à l’essence.

La TVS (taxe sur les véhicules de sociétés) est également moindre puisque calculée sur la puissance fiscale qui prend désormais en compte les émissions de CO2. Or le diesel émet moins de CO2 qu'un moteur essence. Dernier avantage du diesel : la consommation est généralement inférieure. De réelles économies donc en perspective qui sont pourtant contrebalancées par des dépenses supplémentaires.

 

Le diesel, un moteur plus coûteux à entretenir

Car, il faut savoir que le diesel, outre un surcoût à l’achat qu’il ne faut pas négliger (1 000 à 3 000 euros en moyenne selon le modèle), entraine des dépenses d’entretien plus importantes.

Selon l’Automobile Club, les conducteurs consacreraient 20 % de leur budget auto à l’entretien de leur voiture diesel, contre 12 % pour les véhicules essence. Les révisions sont plus nombreuses (tous les 20 000 ou 25 000 km, contre 30 000 km pour un moteur essence) et elles coûtent en moyenne 20 à 30 % plus cher (qualité supérieure des huiles, changement fréquent des filtres…). Sans compter que les moteurs diesel sont plus sensibles, et les pannes plus fréquentes (turbos, débitmètres, systèmes d'injection…).

Car pour suivre les normes environnementales, les motorisations diesel deviennent de plus en plus complexes à fabriquer et parfois plus fragiles. Si au surplus vous en avez une utilisation inappropriée (par exemple souvent sur des petits parcours…), vous risquez un encrassement plus important…

 

Vers un alignement des taxes fiscales des carburants ?

Bref, d’un point de vue économies, les professionnels de l’automobile s’accordent à dire qu’en dessous de 20 000 kilomètres par an, il vaut mieux privilégier les moteurs essence. D’autant qu’aujourd'hui, le gazole est sur la sellette pour ses émissions d'oxyde d'azote et de particules fines dangereuses sur l'être humain.

Un constat qui a récemment amené le gouvernement à s’interroger sur un alignement possible des régimes de taxation des carburants. Certaines communes émettent même à l’idée d’interdire leur centre-ville aux diesels… L'occasion peut-être pour vous de vous reposer la question pour votre flotte professionnelle ?

 

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