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Que faire en cas de sinistre lors du transport de marchandises ?
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Guide
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Temps de lecture : 3 min
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Assurance de marchandises
Sommaire
Un colis perdu, une marchandise endommagée ou un vol en transit : face à un sinistre transport, chaque heure compte et les démarches à suivre sont encadrées par des délais réglementaires stricts qu'il est impératif de respecter pour préserver vos droits à indemnisation. Que vous soyez expéditeur, destinataire ou commissionnaire, la procédure varie selon le mode de transport utilisé — routier, maritime, aérien ou multimodal — et les conventions internationales applicables (CMR, règles de La Haye-Visby, Convention de Montréal).
En 2026, avec une sinistralité transport en hausse et des délais de déclaration parfois très courts (3 jours en transport maritime, jusqu'à 10 jours en transport routier), maîtriser les étapes clés de la gestion d'un sinistre est devenu un enjeu stratégique pour toute entreprise qui expédie des marchandises.

Sinistre de marchandises : établir un constat
En tant qu’assuré, vous devez faire établir un constat soit par un expert mentionné dans le contrat d’assurance, soit par un commissaire d’avaries, et ce dans un délai imparti par la police. C’est au récepteur (destinataire de la marchandise) ou à son mandataire (représentant) de solliciter un commissaire d’avaries ou un expert, en cas de crainte ou de constat de produits détériorés ou manquants. Pour faire appel à un commissaire d’avaries ou expert, une demande verbale ou par téléphone est suffisante, cependant il est préférable de la reconfirmer par écrit.
L’expert ou le commissaire informe précisément le demandeur de la date de son passage. Au moment de rédiger son rapport, il mentionne systématiquement la date à laquelle il a été sollicité. Après la rédaction du rapport, c’est au demandeur d’avancer les frais liés à l’expertise. Si les risques sont bien couverts, l’assureur rembourse les frais. Ceux-ci ne comptent pas dans le plafond de l’indemnité.
Le but du constat ?
- S’assurer de la réalité des faits,
- définir les origines et les causes de façon objective
- évaluer les dégâts.
Ce document est essentiel pour l’assureur qui doit apprécier si le sinistre est garanti et définir l’indemnité à accorder selon les termes de la police.
Si l’origine et la cause du sinistre demandent un savoir plus technique et que l’expert mandaté ou le commissaire d’avaries n’est pas apte à déterminer les conditions du sinistre, ces derniers doivent faire appel à un expert spécialisé. Ce spécialiste est choisi mutuellement par le commissaire d’avaries et le réceptionnaire.
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Exception : le contrat de vente CIF (Coût-Assurance-Fret) Dans le cadre de ce type de contrat, le bénéficiaire de l’assurance n’est pas en mesure de requérir un commissaire d’avaries. Dans ce cas, il doit informer son client de la démarche à suivre lors d’un sinistre. |
Quand prévenir l’expert ou le commissaire d’avaries ?
Il est primordial de prouver que les détériorations sont bien arrivées durant la période de garantie. Pour ne laisser place à aucun doute, il vous faut recourir à un expert ou commissaire d'avaries le plus rapidement, dans la limite des trois jours de l’arrêt de la garantie, hors jours fériés. Si ce délai n’est pas tenu, la réclamation sera déclarée irrecevable.
Le constat et le principe du contradictoire
Selon les mesures prévues par la police, le constat est contradictoire : cela signifie qu’une fois le rapport rédigé, on ne peut revenir sur l’ensemble des constatations faites par le commissaire. Le principe du contradictoire doit donc être appliqué durant l’expertise et avant les conclusions de l’expert. Si le demandeur n’est pas d’accord avec le rapport, il doit demander une contre-expertise (amiable ou judiciaire). Pour être valide, cette contre-expertise doit être en accord avec le commissaire ou l’expert et être engagée dans un délai de 15 jours après l’expertise initiale.
La conservation des recours
Ceci est une condition au contrat d’assurance. Pour préserver vos droits de poursuite des responsables, vous devez veiller à toujours garder un double du bon de livraison mentionnant toutes vos remarques et réserves, des copies des échanges (lettres de réserves) que vous avez eus avec les transporteurs, et la convocation à l’expertise.
Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter notre guide dédié : Assurance transport de marchandises.
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